A l'abri du vent : Florent Poleyn

A l'abri du vent : Florent Poleyn

@LAzou / Team Cofidis

Publié le : 22/09/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Florent Poleyn.


Raconte-moi un peu ton parcours…

Je suis né en Normandie et j’ai grandi à Caen, dans une famille de cinq garçons. Avec mes quatre frères, on a toujours été très sportifs. On jouait au tennis pendant Roland-Garros, on faisait du vélo quand il y avait le Tour de France, on jouait au foot à d’autres moments… On aimait autant pratiquer que regarder le sport.

Le sport occupe toujours une place centrale dans ma vie.

À la fin de mes études, j’ai quitté Caen pour Paris afin de suivre un cursus en management du sport. J’ai ensuite travaillé en agence de marketing sportif. Très vite, le vélo est devenu un axe important de mon parcours professionnel.

 

Le vélo était-il déjà une passion quand tu étais enfant ?

Pas quand j’étais tout petit. Mais dès que j’ai eu l’âge de vraiment m’intéresser au sport, on a commencé à regarder beaucoup de disciplines, et assez rapidement le vélo s’est imposé.

Je suis né en 1986, et mes premiers vrais souvenirs liés au vélo et au Tour de France remontent à 1996, quand j’avais 10 ans. Avant ça, j’ai peu de souvenirs sportifs marquants.

Assez vite, le vélo est devenu un vrai centre d’intérêt, puis une passion. Avec mes frères, on choisissait nos équipes préférées, nos coureurs favoris, on faisait des compositions de course entre nous et on suivait toutes les épreuves. La passion s’est vraiment construite avec le temps.

 

Comment le vélo est-il devenu ton métier ?

À partir de 2012/2013, j’ai commencé à travailler pour des marques de vélo. Et ensuite, ça ne m’a plus quitté.

J’ai commencé à collaborer avec Cofidis dès 2014, puis j’ai officiellement rejoint Cofidis en octobre 2017 en tant que responsable sponsoring. Cela fait aujourd’hui huit ans que j’occupe ce poste et que je vis le vélo toute l’année.

 

Quel est ton rôle au sein de l’équipe Cofidis ?

Je suis responsable sponsoring, avec un rôle très large autour de l’équipe cycliste. Cela inclut toute la communication de l’équipe : le choix du maillot, la gestion du site internet, de la boutique en ligne, des réseaux sociaux, des relations presse, de la création graphique, des photos et des vidéos.

Bien sûr, je ne fais pas tout tout seul : je travaille avec des personnes spécialisées dans chaque domaine. Mon rôle consiste aussi à gérer les partenaires, pour s’assurer que les engagements pris sont bien respectés en termes de visibilité, de publications, de mises en avant.

C’est vraiment une mission de communication au sens large, mais aussi de coordination.

 

Quel est ton rôle au sein de l’équipe Cofidis ?

Je suis responsable sponsoring, avec un rôle très large autour de l’équipe cycliste. Cela inclut toute la communication de l’équipe : le choix du maillot, la gestion du site internet, de la boutique en ligne, des réseaux sociaux, des relations presse, de la création graphique, des photos et des vidéos.

Bien sûr, je ne fais pas tout tout seul : je travaille avec des personnes spécialisées dans chaque domaine. Mon rôle consiste aussi à gérer les partenaires, pour s’assurer que les engagements pris sont bien respectés en termes de visibilité, de publications, de mises en avant.

C’est vraiment une mission de communication au sens large, mais aussi de coordination.

 

Quel est ton moment le plus marquant depuis ton arrivée chez Cofidis ?

Il y en a plusieurs, mais je dirais deux moments forts.

Le premier, c’est en 2018, quelques semaines après mon arrivée chez Cofidis, lors du Dubai Tour. Lors de la première étape, Daniel Teklehaimanot prend l’échappée, remporte le maillot du meilleur grimpeur et monte sur le podium. J’ai eu la chance de le raccompagner à l’issue de l’étape.

La veille, il y avait eu une conférence de presse et je m’étais retrouvé sur une photo officielle avec Marcel Kittel, Alexander Kristoff et d’autres grands coureurs. J’avais envoyé la photo à mes frères, qui m’avaient répondu : « T’as trop de chance ! » C’était un moment très marquant.

Le second moment fort, c’est en 2023, l’année où Cofidis remporte deux victoires sur le Tour de France.

Pour la victoire de Victor Lafay, je m’étais blessé à vélo et je n’étais pas sur place, je l’ai vécue comme tout le monde, à la télévision.

En revanche, j’étais présent pour la victoire de Ion Izagirre. Nous étions placés à un rond-point à trois kilomètres de l’arrivée. On l’a vu passer seul, on a crié, puis on a couru jusqu’à l’arrivée. J’ai été l’un des premiers à le voir arriver au bus, puis à assister à l’arrivée massive des journalistes. C’était un moment exceptionnel pour l’équipe.

 

Qu’est-ce qui te motive au quotidien dans ton travail ?

C’est clairement un métier passion. Se lever le matin en sachant qu’on va travailler sur la présentation de l’équipe, sur la mise en avant d’une course, sur la création de contenus… c’est extrêmement motivant.

On vibre avant chaque arrivée de course, en espérant qu’un coureur Cofidis lève les bras.

Il y a aussi des moments très forts comme les courses elles-mêmes ou le stage de pré-saison en décembre. C’est à ce moment-là qu’on côtoie tous les coureurs, qu’on découvre les nouveaux maillots, parfois même en étant les premiers à rouler avec.

Je repense souvent à l’enfant que j’étais à 10–12 ans : je n’aurais jamais imaginé faire de ma passion mon métier et être au cœur de la vie d’une équipe professionnelle. J’essaie de me rappeler chaque jour la chance que j’ai.

 

Quel est ton rôle avant, pendant et après les courses ?

Finalement, le rôle le plus important se situe avant et après les courses.

Avant, il s’agit de construire une histoire : planifier la saison, définir quelles courses mettre en avant, travailler avec les photographes et vidéastes, anticiper les compositions d’équipe, identifier les courses avec le plus fort potentiel de résultats ou d’images.

Pendant la course, ce sont les coureurs et le staff sportif qui sont en action. Mon rôle est beaucoup plus passif à ce moment-là.

Après la course, tout s’accélère, surtout en cas de victoire : publications sur les réseaux sociaux, communiqués de presse, réactions, contenus spécifiques. C’est exaltant de voir l’engouement, les interactions, les commentaires positifs. C’est très gratifiant.

 

As-tu une passion en dehors du vélo ?

Oui, j’aime tous les sports. J’en ai pratiqué beaucoup, mais ma grande passion aujourd’hui, en complément du vélo, c’est la course à pied.

Je fais beaucoup de 10 km, de semi-marathons, des marathons, et quelques trails aussi, même si dans le nord de la France ce n’est pas toujours évident.

La course à pied me permet aussi de réfléchir. J’ai souvent les idées plus claires en courant, y compris sur des sujets liés au travail.

 

Comment gères-tu l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Ce n’est pas simple, et c’est la limite du métier passion. On n’a pas vraiment l’impression de travailler, mais le sport ne s’arrête jamais : les courses ont lieu le week-end, toute l’année, et l’actualité ne s’arrête pas le vendredi soir.

J’ai appris à vivre avec ce rythme. J’ai deux enfants de 4 ans et 2 ans, donc l’équilibre est devenu encore plus important. Je vais moins sur les courses, parce que je n’ai pas envie d’être absent trop longtemps.

Je ne souhaite pas être parti 50 ou 60 jours par an. Il faut jongler, mais on y arrive. Et c’est essentiel d’avoir des proches qui comprennent que ce métier est particulier et demande parfois d’être connecté le soir ou le week-end.

 

Quelle est ta relation avec les coureurs ?

La relation est bonne, même si elle est particulière. Chaque année, il y a 7 à 9 nouveaux coureurs. Ils me voient surtout en décembre, lors de la présentation de l’équipe et du stage de pré-saison. Ensuite, c’est plus ponctuel pendant l’année.

On essaie de créer du lien lors du stage, pas seulement avec des contenus officiels, mais aussi avec des activités plus ludiques. Cela permet de montrer que tout le monde est dans le même état d’esprit.

Même si je suis basé à Lille toute l’année, je pense que les coureurs comprennent que nous sommes là pour les accompagner, pas pour les mettre en difficulté.

 

Comment s’organise la communication au quotidien avec l’équipe ?

Heureusement, il y a aujourd’hui des outils comme WhatsApp. Je travaille aussi avec des personnes qui sont plus souvent sur les courses et en contact direct avec les coureurs : réseaux sociaux, presse, photo, vidéo.

Mon rôle est parfois plus en retrait, mais les grands événements permettent de maintenir le lien.

Et il ne faut pas oublier que mon rôle ne concerne pas uniquement l’équipe cycliste : il y a aussi la caravane publicitaire, d’autres événements Cofidis. L’équipe reste le fil rouge, mais ce n’est pas l’unique mission.

 

Quelles sont tes missions principales aujourd’hui ?

S’assurer que Cofidis et l’équipe bénéficient d’une image positive, moderne et cohérente. Être présent sur les réseaux sociaux, savoir réagir aussi bien dans les moments forts que dans les périodes plus compliquées.

C’est un rôle à la fois relationnel et de chef de projet, avec beaucoup d’intervenants autour. Mon objectif est que chacun puisse travailler dans les meilleures conditions.