Publié le : 06/09/2026
Dans des conditions particulièrement éprouvantes, l’équipe est allée au bout de cette 15e étape. Elle a d'abord travaillé en vue d'un sprint pour Bryan, mais le scénario de course a favorisé ceux qui avaient pris un coup d'avance. Place à une journée de repos qui devrait faire du bien aux organismes.
Cette édition 2026 nous fait passer par toutes les émotions. Après l’euphorie de la semaine dernière, place à une nouvelle sensation, déjà vécue sous les routes du Tour de France : celle de rouler dans la fournaise. La région de Cordoue est bien réputée pour faire partie des zones les plus chaudes d’Espagne. Mais l’organisation a fini par accepter la requête du peloton, et donc de raccourcir cette quinzième étape. Celle-ci était finalement longue de 110 kilomètres. Mais attention, un kilométrage raccourci ne va pas forcément de pair avec un déroulé d’étape moins explosif. Bien au contraire.
La journée sinueuse peut favoriser deux types de course : une arrivée au sprint, ou pour les baroudeurs. Le début de journée, malgré une sacrée bataille pour faire partie de l’échappée, semble pencher en faveur du premier scénario. L’équipe joint ses efforts à ceux de la formation Visma lease a bike, pour contrôler les écarts et travailler pour “le Coq”. Mais l’ascension du Puerto Artafi (5.9km à 5.4%) fait des dégâts au sein du peloton. Bryan se retrouve lui-même en difficulté et bataille pour accrocher les dernières places. C’est le moment choisi par Wout Van Aert de porter une attaque, et de ne pas prendre le risque d’attendre le sprint final.
Derrière, la course est pliée. L’écart atteint rapidement les deux minutes. Malgré les efforts de notre sprinteur de poche, revenu dans le peloton, et menant même celui-ci dans la descente plongeant vers Cordoue. Finalement, ce soir, l’essentiel est sauf : tous nos coureurs ont pu rallier l’arrivée, et vont désormais savourer une journée de repos bien méritée.
La réaction de Gorka Gerrikagoitia :
“On avait 110 kilomètres au programme, avec 2000 mètres de dénivelé positif, et plus de 40 degrés au compteur : la journée s’annonçait musclée. On est partis dans l'idée de faire une belle étape avec Bryan (Coquard). Il n’avait pas ses meilleures jambes aujourd’hui, il s’est retrouvé en difficulté dans le col de Puerto Artafi. Sergio (Samitier) a fait un gros travail pour le ramener, mais les coureurs qui finalement se jouent la gagne sont partis pile au moment où Bryan rentrait au sein du peloton. On n’a pas eu la possibilité de bien faire, c’est comme ça. Place au jour de repos.”