A l'abri du vent :  Hannah Ludwig

A l'abri du vent : Hannah Ludwig

@LAzou / Team Cofidis

Publié le : 25/08/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Hannah Ludwig.


Comment as-tu commencé le vélo ?

J’ai commencé le vélo à l’âge de 10 ans, en roulant presque tous les jours avec mon père. Mes parents étaient très sportifs, et mon père avait lui-même le rêve de devenir athlète professionnel.

Très tôt, on a construit ce projet ensemble. J’ai arrêté l’école à 16 ans pour me consacrer pleinement au vélo, tout en travaillant avec mon père.

Je suis devenue professionnelle à 18 ans. C’était un objectif clair depuis le début, porté par cette relation forte avec lui. Aujourd’hui, être au sein d’une équipe comme Cofidis est une grande fierté.

 

Quels moments ont marqué ton parcours et ta vision du vélo ?

Pendant longtemps, j’ai eu la chance d’éviter les chutes.

Mais récemment, une grosse chute avec un traumatisme crânien a changé ma manière de voir les choses. Ce genre d’expérience fait relativiser et rappelle que la santé est essentielle.

Depuis, je profite davantage du vélo et du moment présent. Je suis encore plus consciente de la chance que j’ai de faire ce sport.

 

D’où vient ta motivation et quelles sont tes habitudes ?

Ma motivation vient en grande partie de ma famille.

Avant chaque course, j’ai un rituel simple : j’appelle mes parents, j’envoie un selfie à ma famille et je leur dis que je les aime. Je me répète aussi que je vais tout donner pour eux.

J’écoute de la musique, sans style précis, juste quelque chose avec un bon rythme pour me mettre dans de bonnes conditions.

 

Qui es tu en dehors du vélo et quels sont tes engagements ?

Je suis quelqu’un de très passionnée : quand je m’investis dans quelque chose, c’est toujours à 100 %.

En dehors du vélo, je suis très engagée pour la nature. Je fais partie d’une association de protection des espèces et je participe à des actions concrètes, comme aider des amphibiens à traverser les routes en toute sécurité.

J’aime aussi être dehors, profiter des paysages et faire de la randonnée. C’est important pour moi, surtout dans un mode de vie où les déplacements ne sont pas toujours en accord avec mes convictions écologiques.

 

Quelles sont tes inspirations ?

Plus jeune, je regardais surtout les Jeux Olympiques.

Une personne m’a particulièrement inspirée : Ina-Yoko Teutenberg. Aujourd’hui, elle est devenue directrice sportive, et j’ai la chance de la connaître.

Mais ma principale source d’inspiration reste ma famille.

 

Comment tu gères l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle ?

Les routines sont essentielles pour moi.

J’aime organiser mes journées et mes semaines. Quand je suis à la maison, je planifie mon temps, je commence tôt et j’essaie de ralentir en fin de journée.

J’écris aussi beaucoup, ce qui m’aide à prendre du recul.

Malgré les voyages, je ressens une certaine liberté dans ce mode de vie, notamment grâce à la flexibilité que j’ai dans l’organisation de mes journées.

 

Comment tu vois ton rôle et l’impact du sport aujourd’hui ?

Je me pose souvent la question de l’impact du sport, notamment sur l’environnement.

Le cyclisme professionnel implique beaucoup de déplacements, ce qui peut sembler contradictoire avec mes valeurs. Mais je pense que le sport a un rôle essentiel : il inspire, donne de l’espoir et encourage les gens à pratiquer une activité comme le vélo.

J’essaie donc de vivre de manière la plus responsable possible au quotidien.

Aujourd’hui, je vois le vélo comme une chance. Avec l’expérience, j’ai compris que le plus important n’est pas seulement la performance, mais aussi le plaisir, les valeurs et les personnes qui nous entourent.