Tour de France – Etape 9 - Ion Izagirre aura tout tenté !

Tour de France – Etape 9 - Ion Izagirre aura tout tenté !

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Publié le : 12/07/2026

Le leader de la formation Cofidis aura une nouvelle fois été exemplaire ce dimanche. Son abnégation et sa persévérance ont failli payer : il a fait partie des grands acteurs de la course pour intégrer l’échappée. Une bataille d’une incroyable intensité sur plus de 60 km qui ferait presque oublier qu’il a 37 ans. Et il était encore à la manœuvre pour aider Alex Aranburu à terminer dans le top 15 (14e) !


L’étape du jour avait presque l’apparence d’un devoir de vacances ou d’une question lancée à table qui oblige tout le monde à réfléchir. Elle se résume simplement : « Alors, comment se forment les échappées ? » Pour y répondre, il n’y avait rien de mieux que de regarder ces 154 km entre Malemort et Ussel. Cette nouvelle journée sous la fournaise — avec plus de 40 °C — a été fidèle à ce qu’on attendait d’elle : une bataille d’une incroyable intensité, 60 km d’attaques et de relances à en perdre la tête et à oublier de faire la sieste.


Alex, Hugo et Ion dans la bataille
Dans cette bagarre, les coureurs Cofidis n’ont pas démérité. Dès le km 0, Alex Kirsch a fait partie des premiers à l’offensive, lui qui était déjà dans l’échappée au fil de l’étape entre Carcassonne et Foix. On l’a vu à l’offensive plusieurs fois ce dimanche, anticipant les grandes manœuvres avant le sprint intermédiaire. Hugo Page s’est également montré avec deux attaques pour tenter lui aussi de s’échapper. Alex Aranburu, lui, restait bien placé, jamais loin de la tête du groupe maillot jaune.

Mais le plus agité et le plus audacieux de tous du côté de Cofidis, c’était Ion Izagirre. On l’a vu attaquer après 20 km de course, puis à 25 km, avant de remettre ça dans la côte de Naves. Il n’était jamais seul, certes, mais il avait des costauds dans la roue comme Ben Healy et Richard Carapaz. Ion est encore à l’initiative après 50 km. Cette fois-ci, l’offensive est couronnée de succès : pour la première fois, un groupe de 15 coureurs se détache du reste du peloton. C’est au sein de ce groupe que la victoire s’est jouée moins de deux heures plus tard. Malheureusement, les assauts de Quinn Simmons, Tom Pidcock et Mathieu Van der Poel ont eu raison de la grande échappée et des ambitions d’Ion Izagirre.

Le coureur basque a donc retrouvé le groupe maillot jaune et son compère Alex Aranburu. La fin d’étape se résume à une longue course-poursuite entre les hommes de tête et le groupe maillot jaune. À 3 km de l’arrivée, Ion s’est placé à l’avant du peloton pour tenter de revenir sur les échappés. Une dernière tentative, une de plus. Ses efforts ne sont pas vains : Alex Aranburu, bien placé dans le peloton, prend la 14e place. Il s’offre le luxe de terminer juste derrière Tadej Pogacar (11e), Remco Evenepoel (12e), Isaac Del Toro (13e) et devant Paul Seixas (15e).

À l’arrivée au bus Cofidis, il y a des sourires : Ion et Alex se congratulent et reviennent sur le match incroyable qui vient de se dérouler. Ion a réalisé un incroyable numéro, rappelant avec brio qu’il fait partie des meilleurs coureurs du monde. Ion, Alex et les autres vont désormais pouvoir profiter d’une journée de repos bien méritée. D’ici 48 heures, ils retrouveront l’effervescence du bord des routes, les étapes acharnées et leur volonté de tout donner. Et ils le savent tous : il y aura de belles opportunités de briller.

Les réactions :

Ion Izagirre : « Ce n’était pas vraiment une étape mais une classique. Le fait d’avoir raccourci l’étape l’a rendue encore plus explosive et très rapide. Rien n’était facile, j’y ai mis toutes mes forces. On savait depuis le départ que l’échappée avait des chances d’aller au bout et qu’il fallait y être. Au début, je me suis dit que c’était plutôt pour moi et j’ai tenté ma chance. Ensuite, quand j’ai vu le scénario de la course, j’ai tout fait pour aider Alex à terminer à une bonne place. C’est le Tour, on sait que tout est dur : chaque étape, chaque bataille pour aller dans l’échappée, chaque ascension. Mais ça fait partie du jeu, c’est aussi pour ça qu’il s’agit de la course la plus dure au monde ! »


Bingen Fernandez, directeur sportif : « On peut dire simplement qu’on a assisté à une course courte mais très intense ! L’équipe a bien couru avec beaucoup de sens tactique. Nos coureurs étaient dans quasiment tous les coups. Ion a été impressionnant, il a roulé très fort. Peut-être qu’à un moment, il a été un peu trop enthousiaste plutôt que de se ménager, ce qui ne lui a pas permis de suivre les plus rapides quand ça a accéléré. Après, ça fait aussi partie du Tour de France de tenter, de se battre, de tout donner et on n’est pas toujours récompensé. Au final, Alex termine dans le top 15, ce qui est une belle place d’honneur au vu de la physionomie de l’étape. »