Publié le : 02/06/2026
À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Louis Rouland.
Raconte-nous ton parcours avant de devenir professionnel.
Sur le plan scolaire, j’ai fait un bac scientifique, puis j’ai commencé une licence de géographie. Je ne suis pas allé jusqu’au bout : je me suis arrêté en cours de troisième année.
Côté vélo, j’ai fait toutes mes années chez les jeunes au club du Mans. J’ai ensuite fait une année chez Arkéa au sein de leur équipe de développement.
Comment est née ta passion pour le vélo ? À quel âge as-tu commencé ?
J’ai toujours voulu faire du vélo. J’avais une famille un peu tournée vers le cyclisme, donc j’ai toujours un peu baigné dedans. J’ai commencé vers 13 ans.
Avant ça, j’ai touché à pas mal de sports : natation, course à pied, handball… Le vélo est arrivé ensuite, assez naturellement.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’investir vraiment dans le vélo ?
Il y avait le contexte familial, mais aussi le Tour de France. Regarder les courses, suivre les grands événements, ça donne envie.
Quand on est jeune, devenir professionnel reste toujours un rêve. Puis, au fur et à mesure qu’on grandit et qu’on arrive sur les courses amateurs, notamment en U23, selon les résultats, ce rêve commence à se transformer en objectif. Ça vient progressivement.
Y a-t-il eu des moments marquants dans ton parcours ?
Je dirais surtout les moments difficiles : les blessures, les chutes, les périodes compliquées.
Heureusement, j’ai toujours été bien entouré, que ce soit dans les clubs amateurs ou dans les équipes professionnelles. Ces moments-là permettent de se remettre en question, de prendre du recul et d’avancer. Ce sont souvent eux qui font grandir.
As-tu une passion en dehors du vélo ?
Pas vraiment une passion au sens fort du terme. Je n’ai pas de “truc de fou”.
Je n’ai jamais été très jeux vidéo, par exemple. L’été, quand il fait beau, j’habite à Aix-les-Bains, donc on va souvent au lac avec des amis, on passe du temps dehors, parfois en bateau. Ce sont surtout des moments simples, mais je ne dirais pas que c’est une passion en particulier.
As-tu un rituel ou une manie avant les courses ?
Oui, j’aime bien que tout soit propre. Je nettoie toujours mes chaussures, mes lunettes et mon casque avant la course.
Je suis un peu maniaque là-dessus. J’aime être propre et bien préparé.
Comment te prépares-tu mentalement avant une course ?
Les jours qui précèdent la course, j’essaie de ne pas trop penser à la course. J’aime bien rester détendu.
Le jour J, je rentre progressivement dedans. À partir du briefing, je me concentre vraiment, avec l’envie de bien faire et d’être prêt au moment du départ.
Comment arrives-tu à gérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?
Je pense qu’il faut surtout trouver le bon équilibre pour être bien dans sa tête et performant sur le vélo.
Pour l’instant, je vis seul, donc il y a moins de contraintes à gérer au quotidien. Ça rend les choses un peu plus simples. Mais malgré tout, c’est un équilibre à trouver en permanence.
Quel est ton endroit préféré pour t’entraîner ?
Là où j’habite, à Aix-les-Bains. J’aime beaucoup le secteur, notamment le massif des Bauges. C’est un coin vraiment agréable pour rouler.
As-tu un surnom ?
Dans ma famille, on m’appelle Loulou. C’est assez classique.