Raphaël Jeune :  « prêts à viser encore plus haut »

Raphaël Jeune : « prêts à viser encore plus haut »

Mathilde L'Azou / Team Cofidislde

Publié le : 14/04/2026

Il a fallu reprendre son souffle après une semaine complètement folle. La victoire d’Ion Izagirre au GP Indurain, celle d’Alex Aranburu au Tour du Pays basque, la 4e place du même Ion au classement général, le succès d'Amalie Dideriksen au Région Pays de la Loire Tour... Tous nous ont offert un concentré d’émotions. Ils se sont battus avec la même hargne que les coureuses et les coureurs Cofidis lors d’un Paris-Roubaix d’anthologie ce dimanche. Ainsi s’achève avec brio le premier chapitre de la saison 2026. L’occasion pour Raphaël Jeune de faire un premier bilan en attendant impatiemment la suite !


Cela fait près de quatre mois déjà que la saison 2026 a débuté. Entre les courses au Moyen-Orient, les premières en Europe et les Flandriennes qui se sont achevées ce dimanche, l’équipe était présente sur tous les fronts. Les coureurs Cofidis ont remporté cinq victoires et surtout démontré leur capacité à ne jamais rien lâcher. Raphaël Jeune, le manager général, dresse un premier état des lieux.  

Quel bilan tires-tu de la première phase de la saison ?

Je pense que de l’avis de tous, partenaires, supporters et membres de l’équipe, nous avons réalisé un bon début de saison. Nous savons ce qu’il faut améliorer pour gagner encore plus. Le but du sport, c’est de gagner et ça reste toujours l’objectif, même lors des grands événements et encore plus lors de ceux qui sont plus accessibles. Nous pouvons faire mieux en matière de tactique, de cohésion ou pour provoquer un peu plus de chance. Mais ce qu’on a vu nous permet d'aborder la suite avec confiance. 

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué depuis la reprise des courses ?

Plus qu’une image ou un instant précis, c’est un sentiment global. Ce que j’ai vu dans toutes les courses, chez les hommes comme chez les femmes, c’est un collectif. Des coureurs qui donnent tout, qui s’attachent à faire briller leurs leaders, qui ne lâchent rien. On doit continuer à faire preuve du même niveau engagement et du même sens du collectif. Et je suis sûr que ça nous permettra de briller dès les prochaines courses.

 

« On fait tous bloc ! »

Justement, comment qualifies-tu l’état d’esprit dans l’équipe ?

À chaque course, chacun prend du plaisir à se revoir. Il y a un bon sentiment de camaraderie, de fraternité. Nous sommes soudés et motivés sur les routes mais aussi détendus et souriants entre les courses. Que ce soient les mécaniciens, les assistants, les directeurs sportifs et bien sûr les coureurs, on fait tous bloc. Et c’est avec cette détermination-là qu’on peut viser encore plus haut.

Depuis le début de la saison, l’équipe n’a pourtant pas été épargnée par les blessures… Comment y faire face ?

Depuis le début de saison, il nous est arrivé d’avoir jusqu’à dix coureurs indisponibles ce qui est forcément difficile pour être à la hauteur de nos objectifs. Avec la direction sportive, on s’adapte en permanence mais nous essayons de bousculer le moins possible le programme de courses des coureurs afin qu’ils restent le plus possible concentrés sur leurs objectifs.

« Un lien fort qui nous pousse vers le haut »

 

L’équipe féminine a obtenu sa première victoire cette semaine, les paracyclistes ont été excellents lors de la première manche de la coupe du monde… Quelles sont les attentes pour eux ?

Je suis très heureux que l’équipe féminine soit enfin récompensée de ses efforts. Les filles avaient été très performantes à l’UAE Tour, au Tour d’Extramadura, Martina Alzini avait failli l’emporter à la Midwest Cycling Classic… Je suis ravi qu’Amalie se soit imposée au Région Pays de la Loire Tour. C’est un groupe très soudé qui travaille bien et qui mérite de continuer à briller. Côté paracycliste, l’entrée en matière a été spectaculaire avec les sept médailles dont cinq en or remportées en Thaïlande. C’est la meilleure équipe du monde et nous en sommes fiers !

Pour l’équipe masculine, quelles seront les grands enjeux à venir ?

Il n’y a pas de petites courses et dès demain, on veut se battre pour gagner. La récupération pour les coureurs qui ont fait Paris-Roubaix reste néanmoins une inconnue. Dans quelques jours débuteront aussi les classiques ardennaises et, grâce à nos deux coureurs basques, Ion Izagirre et Alex Aranburu, nous y allons avec beaucoup d’ambitions. À la mi-mai aussi, on compte bien briller « à domicile » avec la Classique Dunkerque et les 4 Jours de Dunkerque. Et puis on commencera progressivement à se projeter vers le Tour de France…

La réussite de l’équipe doit également beaucoup aux partenaires…

C'est indéniable et je tiens à les remercier chaleureusement. Ceux qui se sont engagés à nos côtés participent au quotidien à ce que nos coureurs puissent donner le meilleur. Nous ressentons leur soutien qui nous permet de donner corps à cette idée d’unité et de collectif. C’est ce lien fort qui nous pousse vers le haut et nous permet d’aborder la suite avec toujours autant d’ambition.