Paris - Roubaix 2026 : Une course unique, une préparation unique !

Paris - Roubaix 2026 : Une course unique, une préparation unique !

Getty Images / Team Cofidis

Publié le : 08/04/2026

Il s’agit d’un des grands rendez-vous de la saison. Une classique « à domicile » où Cofidis se présentera avec l’un des effectifs les plus ambitieux de son histoire récente. Pour faire face à cette incroyable défi, ses 258,3 km et ses 30 secteurs pavés, rien n’est laissé au hasard chez Cofidis. Découverte de tout ce qui est mis en place afin d’aider les coureurs à se surpasser pendant l’Enfer du Nord ce dimanche.


EN CHIFFRES 

7 coureurs 
20 membres du staff 
6 véhicules 
31 coupures 
130 bidons 
56 gels 
45 paires de roues

TECHNIQUE Deux vélos spéciales et (beaucoup) de matériel !

Sur les pavés, ça va détonner ! Pour ce Paris-Roubaix, deux des coureurs Cofidis, Benjamin Thomas et Marion Borras rouleront avec une édition spéciale du vélo Look 795 Blade RS. Baptisé « Ciel du Nord », il est composé d’un dégradé gris-bleu et rose qui s’inspire des couleurs de Laurent Jalabert en 1992 lors de sa première victoire d’étape sur le Tour de France à l’issue d’une étape Roubaix-Bruxelles d’anthologie. Les cadres, peints à la main, font de ces deux vélos des œuvres uniques qui raviront les passionnés. 

En plus des vélos Look habitués à tenir le coup face à la répétition des efforts et aux chocs sur les pavés, les coureurs pourront compter sur des pneus Air-Liner Road Vittoria de 30 et 32. « 

C’est la seule fois de la saison qu’on les utilise
 », explique Nicolas Daniel, mécanicien. Un travail de longue haleine : les tests des roues et les réglages des pressions ont été réalisés en décembre dernier. Au service course, Paris-Roubaix se prépare bien en amont : « 
les 45 roues spécifiques sont déjà prêtes depuis un mois 
». Les vélos sont déjà préparés « 
en simulation course »
 pour la reconnaissance de jeudi. Avant le grand départ le dimanche matin, c’est le gonflage qui est vérifié à plusieurs reprises. Et pendant « l’Enfer du Nord », les mécaniciens sont sur le qui-vive pour réagir le plus vite possible et aider au maximum les coureurs. 

@look

NUTRITION Des glucides à bloc !

@mathildelazou

En matière de nutrition, la course commence bien avant dimanche. « 

La dépense calorique est tellement conséquente que l’on prépare les organismes dès le vendredi 
», explique Fabrice Jeandeboz, l’un des nutritionnistes de l'équipe. Dès le vendredi, les repas et les collations sont donc plus chargé en glucides, tout comme les boissons et les gels distribués pendant la course. « 
Notre partenaire 226ERS fournit des gels plus riches en glucides (55 grammes), ce qui est précieux pour les coureurs
 », précise Fabrice. Les gels sont d’ailleurs privilégiés tout au long de la course puisqu’ils sont plus rapides à consommer, l’idéal pour reprendre des forces entre deux secteurs pavés. 

PRÉPARATION MENTALE : Un « état d’esprit de guerrier »

Getty Images / Team Cofidis

Avec Soline Lamboley, l’équipe Cofidis est la seule formation française à bénéficier d’une préparatrice mentale engagée à temps plein. Son travail s’est notamment concentré sur la capacité à accompagner les coureurs Cofidis qui disputeront Paris-Roubaix. Soline s’est ainsi rendue en Espagne pour assister à leur stage et elle a rejoint l’équipe sur place pour le Tour de Flandres et restera tout au long de la semaine. À travers des échanges réguliers avec les coureurs, elle souhaite « 

renforcer leur état d’esprit de guerriers ». « On travaille beaucoup sur cet état d’esprit, sur la capacité à ne jamais rien lâcher, à accepter les aléas et à tout donner collectivement 
». Soline ajoute que les coureurs sont « 
particulièrement réceptifs
 » à cette approche et feront tout pour être à la hauteur. 

LOGISTIQUE : Un dispositif exceptionnel

« 

À Paris-Roubaix, tu ne sais jamais ce qui peut arriver 
». Kinésithérapeute au sein de l’équipe, Frédéric Bourdon compte plus de vingt participations à l’Enfer du Nord et sait que cette course n’a rien de commun avec les autres. Alors, à course exceptionnelle, dispositif exceptionnel. À l’issue du GP Escaut, l’équipe se rend à Valenciennes. La reconnaissance a lieu le jeudi avant de mettre le cap sur Compiègne le vendredi pour « 
souffler et bien récupérer avant le départ
 ». Au matin du départ, les coureurs sont « 
strappés
 » au niveau du dos afin de protéger d’éventuels traumatismes. Pendant la course, un dispositif inédit est mis en place. Quasiment à chaque secteur pavé, un assistant ou un mécanicien sont présents pour fournir des bidons et changer des roues. « 
Avec le public venu en nombre, les coupures sont vraiment difficiles, c’est important d’avoir une connaissance précise du parcours
 ». L’expérience des membres de l’équipe est donc précieuse pour mener à bien leur mission tout au long d’une journée décidément pas comme les autres. 

Mathilde L'Azou / Team Cofidis

LE PARCOURS