A l'abri du vent : Marion Borras

A l'abri du vent : Marion Borras

@mathildelazou

Publié le : 07/04/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Marion Borras.


Raconte-nous ton parcours avant le cyclisme professionnel

À la base, je ne voulais pas faire de vélo. Je rêvais de faire de l’athlétisme, et je pratiquais aussi le ski et la danse. À 7 ans, quand mes parents ont voulu m’inscrire au club d’athlétisme près de chez moi, on m’a répondu que j’étais trop jeune. Par hasard, les enfants de ma marraine venaient de s’inscrire au vélo. On m’a proposé d’essayer… et là, ça a été le déclic. La première course m’a frustrée, mais cette frustration m’a donné envie de continuer, de refaire une ou deux compétitions pour voir ce que ça donnait. Et petit à petit, c’est devenu une passion.

 

Y a-t-il eu quelqu’un qui t’a inspirée dans le cyclisme ?

Oui, Alberto Contador. On n’a pas le même profil du tout, mais mon papa est espagnol et on suivait le Tour de France avec lui. Quand il y avait des étapes près de chez nous, c’était Contador que je voulais aller voir. Il représentait un rêve, une envie de se dépasser.

Une passion en dehors du vélo ?

Oui, deux ! La pâtisserie d’abord : dès que j’ai un peu de temps à la maison, je m’y mets. Et puis… Je suis fan de la Star Academy, je l’assume complètement !

 

Un petit rituel pour te recentrer ?

J'aime beaucoup lire. Quand j’ai vraiment un moment pour moi, sans penser à tout ce que j’ai à faire, je me cale dans mon canapé avec un plaid et un bon livre. Je lis surtout des romans d’amour. Celui qui m’a le plus marquée c’est Mile High de Lee Stafford.

 

Ton moment marquant sur le vélo ?

Il y en a beaucoup, surtout sur la piste. Mais si je devais en choisir un, ce serait en 2023, quand j’ai fini cinquième de Paris-Roubaix. Ce n’était pas juste un résultat sportif : c’était ressentir l’ampleur de la course, l’enthousiasme des spectateurs, l’impact médiatique… Paris-Roubaix reste gravé dans les mémoires, et ça m’a profondément touchée.

Comment concilies-tu vie pro et vie perso ?

C’est parfois compliqué. Je viens d’obtenir mon diplôme de kinésithérapie et je n’ai pas encore commencé à exercer. Mon objectif, c’est de jongler entre vélo et kiné, avec des formations courtes et compatibles avec nos plannings. Les grosses saisons sont difficiles, surtout avant les Jeux, car on n’est pas beaucoup à la maison. Cette année, le calendrier est un peu plus léger, ce qui me permet de consacrer plus de temps à la famille et aux amis.

La musique qui te motive avant une course ?

Wings – I Won’t Let You Down d’Armand Van Helden. Dès que je l’écoute, je me sens prête à tout donner.

Tes endroits préférés pour t’entraîner sur route ?

Mon nouveau chez-moi, à Chambéry. J’adore faire le tour du lac : tranquille, avec le soleil et le vent, c’est parfait pour se vider la tête.

Que représente pour toi le maillot de ton équipe ?

C’est une vraie fierté. Cofidis est une équipe connue et respectée en France. Savoir que les gens reconnaissent et apprécient nos coureurs, que ce soit sur la route ou dans la vie de tous les jours, c’est valorisant. Il y a une identité forte, et chaque fois que j’enfile ce maillot, je me sens fière de représenter cette équipe.