Publié le : 13/01/2026
À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Martina Alzini.
Raconte-nous ton parcours ?
Je suis arrivé dans l’équipe il y a trois mois. Quand on me le rappelle, j’en souris encore. Tout est allé très vite… et en même temps, pas tant que ça.
Avant d’être ici, j’ai été stagiaire chez Arkéa–B&B Hotels pour la fin de la saison 2025. En parallèle, j’évoluais encore en National 1, pour ma première année espoir. C’était un choix assumé. Avec mes parents, mon entraîneur, le manager de mon club et moi-même, on a décidé de ne pas brûler les étapes. J’avais la possibilité de passer directement chez les pros, mais je voulais progresser à mon rythme.
Cette période n’a pas été simple. Les mois d’août, septembre et octobre ont été très difficiles à vivre. Il y avait beaucoup d’attente, beaucoup d'incertitudes. À un moment, je me suis même dit que je faisais tous ces choix pour moi, et que finalement, je pouvais potentiellement me retrouver sans rien.
Ce qui m’a permis de tenir, ce sont les gens autour de moi. Ceux qui ont continué à croire en moi, qui m’ont poussé à ne pas perdre espoir. Et puis, tout s’est débloqué, avec ce contrat de deux ans dans une équipe qui fait partie des meilleures en France. Quand j’ai signé, j’étais surtout soulagé. C’était tard dans la saison, et dans ma tête, j’étais déjà reparti pour une nouvelle année en N1.
Aujourd’hui, je mesure la chance que j’ai. Celle d’être dans une grande équipe qui m’a gardé une place, qui a cru en moi. J’ai envie de rendre cette confiance sur le vélo. De tout donner, dès cette saison.
Une passion née très tôt ?
J’ai commencé le vélo à neuf ans. Pas forcément parce que toute ma famille en faisait, mais à cause d’un moment bien précis. Le Tour de l’Avenir est passé à Brioude, ma ville natale. J’étais invité par la ville, j’ai vu la course de près, et j’ai dit à mes parents : « je veux essayer ce sport. »
Quelques semaines plus tard, lors de la Fête du sport, j’ai tout essayé : basket, natation, vélo… J’ai longtemps hésité. J’ai même continué la natation pendant plusieurs années en parallèle. Puis il a fallu faire un choix. Je ne l’ai jamais regretté.
Au collège, j’ai eu la chance d’intégrer une section vélo. Deux après-midis par semaine, on roulait avec les copains. C’est à ce moment-là que j’ai compris que le vélo prenait plus de place qu’une simple passion. Je suis parti en sport-études, en internat. Là, c’était clair : le vélo est devenu mon seul objectif.
Les moments qui t’ont marqué ?
Avant chaque course, j’ai mon rituel : la musique. Du rap, souvent. Jul, entre autres. Même à l’entraînement, j’ai besoin d’un fond sonore pour me mettre dedans.
On m’appelle souvent Kams. Camille, c’est pour les plus proches.
En dehors du vélo, j’aime le sport en général. La natation, forcément, que je pratique encore parfois. La course à pied aussi. Et puis la chasse, quand j’ai le temps, surtout l’hiver. Ça me permet de partager des moments simples avec mon père.
Mes parents ont toujours été là. Mon père, ancien sportif professionnel, m’a transmis le goût de la compétition. Ma mère m’a appris à rester calme, à relativiser. Leur présence m’a toujours aidé à avancer sereinement.
Aujourd’hui, je sais où je veux aller. Je ne me presse pas. Je veux simplement continuer à progresser, à apprendre, et à rendre sur le vélo tout ce qu’on m’a donné.