TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 3 / L'ÉQUIPE PIÉGÉE PAR LA CHUTE DANS LE FINAL

TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 3 / L'ÉQUIPE PIÉGÉE PAR LA CHUTE DANS LE FINAL

Mathilde L'Azou

Publié le : 03/07/2022

Ralentis par la chute à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, les coureurs Cofidis ont perdu légèrement du temps au classement général. Mais l’essentiel est ailleurs : tous conservent une sacrée motivation pour la reprise des débats, mardi prochain, dans le Nord de la France si cher à Cofidis.


Rien n’est jamais vraiment normal au Tour de France. Chaque étape est un nouveau morceau d’histoire et celle d’aujourd’hui, la 3e et dernière sur le sol danois, l’a prouvé à sa manière. La ville-départ, Velje est devenue la plus septentrionale (la plus au nord) du Tour. Le peloton, lui, s’habitue à cette passion sur le bord des routes, aux acclamations systématiques et ces couleurs vives qui impriment la rétine. La file des spectateurs était toujours aussi dense que la veille, le brouhaha festif et incessant continu et les coureurs ont eu le temps d’en profiter.

La chute a ralenti leur progression

En début d’étape en effet, le rythme était moins dense que la veille (moins de 40 km/h lors des deux premières heures de course) et les discussions dans le peloton allaient bon train. Il faut attendre les 50 derniers kilomètres pour que le tempo s’intensifie. Une chute à 8 km de l’arrivée, au cœur du peloton, a rebattu les cartes. Si aucun coureur Cofidis n’a été pris dans la chute, toute l’équipe a été retardée. Max Walscheid n’a pas pu prendre part au sprint final alors que Guillaume Martin et Ion Izagirre concèdent 30 secondes et Benjamin Thomas 1 min 06. 

Il n’empêche, tous ont pu rallier la ligne d’arrivée sans encombre. La journée était loin d’être terminée pour les coureurs. Après s’être douchés et changés, ils rejoindront des bus affrétés par ASO avant de prendre l’avion pour Lille. «

Ça va être encore un peu la course,
souligne Pierre-Luc Périchon.
Mais le transfert est bien organisé. Même si on arrive un peu tard à l’hôtel ce soir, nous aurons une vraie journée de coupure demain pour bien récupérer
». Et il faudra être d’autant plus en forme que la suite s’annonce particulièrement délicat sur des terres où Cofidis aura à cœur de faire honneur à ses couleurs.

 

ILS ONT DIT

Max Walscheid :

« J’étais très bien positionné dans les derniers kilomètres. Et puis il y a eu cette chute et en essayant de l’éviter, mon pneu avant a explosé. Il a fallu que je change de vélo mais j’ai attendu trop longtemps parce que le peloton était divisé en plusieurs groupes. J’ai essayé de revenir sur la tête de course mais c’était impossible d’y parvenir. Je suis forcément déçu de ne pas avoir pris part au sprint. Mais j’ai encore pu constater que ma condition était très bonne et c’est de bon augure pour la suite. »

Guillaume Martin :

« J’ai été pris dans la chute en étant au milieu du peloton. Même si je ne suis pas tombé, j’ai été gêné et c’était impossible ensuite de rentrer dans le peloton. Perdre une quarantaine de secondes, ce n’est pas dramatique. L’essentiel c’est de ne pas être tombé. Il y a encore eu énormément de spectateurs aujourd’hui et on ne peut que se réjouir de ces moments de fête pour le cyclisme. Nous prenons l’avions ce soir et demain on va rouler un peu pour garder le rythme. Nous avons tous hâte de rouler dans le Nord où il y aura beaucoup de supporters de Cofidis. Les Danois ont mis la barre haute et en terme d’ambiance, il va falloir garder le rythme en France !  »

Alain Deloeuil, Directeur Sportif : «

C’est le type d’étape qui n’est pas vraiment faite pour nous. Nous savions que Max Walscheid était capable de rivaliser avec les meilleurs sprinteurs mais il a été ralenti par la chute. Désormais, on va tout faire pour bien récupérer afin de repartir la fleur au fusil mardi, dans le Nord. Les coureurs prennent l’avion ce soir et ils bénéficieront d’une journée de repos. Nous avons été chanceux d’avoir aucun bobo à déplorer pour l’instant. On va se concentrer sur la suite avec la fameuse étape des pavés qui arrive très vite. »