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MILAN - SAN REMO UNE JOURNÉE HARASSANTE ET COMPLIQUÉE

Getty Sport
Publié le : 19/03/2022
Malgré une sacrée dose de motivation, les coureurs Cofidis ne sont pas parvenus à rester dans le rythme des meilleurs avant l’ultime difficulté de la journée, l’ascension de la Cipressa. Mais les victoires de leurs coéquipiers cette semaine, Max Walscheid et Anthony Perez, renforceront à coup sûr leur volonté de rebondir au plus vite.

Décidément, le scénario de la Primavera, au moins avant les 30 derniers kilomètres, semble immuable. De longues lignes droites et une échappée au long court : il devenait limite plus agréable d’emprunter la route des coureurs plutôt que l’autoroute attenante, complétement congestionné à cause des travaux sur la chaussée.

Consonni, Geschke et Coquard à 1 min 14 sec

Chez Cofidis, consigne avait été donnée la veille, lors du briefing, de rester le plus attentif possible, jusqu’au bout, afin que les sprinteurs de l’équipe, Bryan Coquard et Simone Consonni, soient dans les meilleures dispositions pour aborder le final. Ainsi, Davide Villella, Pierre-Luc Périchon, Simon Geschke, Szymon Sajnok et Davide Cimolai se sont évertués à les protéger et les épauler une grande partie de la journée. 

Ensuite, à mesure que la fatigue se faisait sentir et que les difficultés se sont enchaînées, le peloton s’est fortement réduit. Il restait néanmoins Bryan Coquard et Simone Consonni dans les premières pentes de la Cipressa. Malgré le rythme infernal imposé par les Jumbo-Visma et les UAE, Bryan a longtemps résisté avant de céder dans l’ascension de la Cipressa, l’avant-dernière difficulté de la journée.

La plupart des coureurs Cofidis ont finalement franchi la ligne d’arrivée à 1 min 14 sec du vainqueur, Matej Mohoric. C’est le cas notamment de Simone Consonni (28e), Simon Geschke (32e) et Bryan Coquard (37e). À noter que l’ensemble de l’effectif a rallié l’arrivée de ce Monument, en attendant impatiemment la suite des grands rendez-vous de la saison.

 

ILS ONT DIT

Bryan COQUARD : "Ce n’est jamais facile de mettre des mots à chaud mais je suis bien évidemment déçu. Je crois que je suis le dernier à lâcher le groupe de tête en haut de la Cipressa. Avec la longueur, les sensations sont vraiment bizarres à Milan-San Remo. Pourtant, je me sentais pas mal et j’ai fait l’effort pour bien me placer dans la Cipressa et à un kilomètre du sommet, je ne pouvais pas suivre. Ça fait partie du vélo et la saison continue. Il va falloir digérer ça et revenir en forme pour la Roue Tourangelle, dimanche prochain."

Roberto DAMIANI, directeur sportif : "Milan-San Remo est une course d’apparence si facile mais elle est si dure dans le final. Or, le paramètre le plus important dans les derniers kilomètres, c’est la forme physique. Les plus forts étaient au rendez-vous mais de notre côté, nous n’étions pas au niveau afin d’être parmi les 25 premiers dans la Cipressa. Et à la fin, chacun est à sa place. Nous avons tout fait pour que Bryan et Simone soient dans la meilleure des positions. Bien entendu, le vent a engendré une vitesse moyenne plus forte et cela a renforcé la nervosité de la course et son caractère très physique. Nous n’avons rien à regretter aujourd’hui."