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Mathilde L'Azou
Publié le : 11/07/2021

TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 15 GUILLAUME MARTIN : "UNE JOURNÉE COMPLIQUÉE"

Le leader de la formation Cofidis a eu les mots justes, ce dimanche soir, pour raconter son étape du jour.. Décroché dans la descente, le Normand conserve néanmoins sa place dans le ‘top 10’ du classement général (9e) où il reste le meilleur Français. La journée de repos, ce lundi à Andorre, arrive à point nommé pour reposer les organismes.

Chaque jour sur le Tour raconte une histoire différente. Celle de ce dimanche sentait la fournaise, avec de fortes chaleurs, des rebondissements en pagaille et quatre difficultés répertoriées tout au long des 191,3 km entre Céret et Andorre-La-Vieille.

Chez Cofidis, le plan annoncé lors du briefing a été suivi dès le départ. Ruben Fernandez a fait partie de l’échappée – sa 1ère pour son 1er Tour de France – alors que ses coéquipiers se sont évertués à protéger Guillaume Martin.

"Quand on a tout donné, on ne peut pas être déçu"

Au Port d’Envalira, l’avant-dernière ascension de la journée, le leader s’est retrouvé au sein du groupe maillot jaune. Malgré son panache, Guillaume Martin a été distancé un peu plus tard dans la descente. S’il s’est accroché et a tout donné – « j’ai fini avec mes tripes », explique-t-il – il perd la 2e place au classement général qu’il avait acquise la veille. Malgré la frustration, le Normand fait preuve de lucidité : « quand on a tout donné, on ne peut pas être déçu ».

Il reste néanmoins 9e du classement général dans ce Tour de France complètement débridé, à 7 min 50 sec du maillot jaune, Tadej Pogacar. La journée de repos, à Andorre ce lundi, sera particulièrement précieuse pour bien récupérer. Ensuite, il restera 6 étapes pour continuer à tout donner, jusqu’aux Champs-Élysées.

 

ILS ONT DIT

Guillaume MARTIN : « Je m’attendais à souffrir après les efforts consentis hier. Le Port d'Envalira, c’était très dur : heureusement qu’il y avait du vent de face pour temporiser par moment. J’étais vraiment à la rupture. Je pense que je n’étais plus assez lucide pour la descente. C’est frustrant parce que c’est là que je me fais lâcher. Mais c’est surtout parce que j’étais à fond. J’ai fini avec mes tripes à la fin mais ça reste une journée compliquée. Quand on a tout donné, on ne peut pas être déçu. La frustration peut être liée au fait d’avoir été lâché mais c’était parce que j’étais à fond. Je suis à mon niveau. Pour la suite du Tour, je ferai le point demain en voyant comment j’ai récupéré. » 

Bingen FERNANDEZ, directeur sportif : « Malheureusement, Guillaume a été distancé dans la descente. À partir de là, alors que les Ineos roulaient à bloc derrière, c’était très difficile de revenir sur le groupe maillot jaune. Ruben a fait le maximum mais il était fatigué et la tâche était grande avec les Ineos devant. Guillaume s’est néanmoins accroché et a tenté de faire le maximum. Certes, il perd des places au classement général mais cela fait partie du cyclisme, il faut l’accepter. La journée de repos va faire du bien à tout le monde, elle va permettre de digérer l’étape du jour et de se projeter sur la dernière semaine. »