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Mathilde L'Azou
Publié le : 02/07/2021

TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 7 LES ALPES EN LIGNE DE MIRE

Tout au long de l'étape du jour, la plus longue depuis 21 ans, les coureurs Cofidis ont tenu leur rang. Christophe Laporte, échappé, a fait partie des animateurs de l'étape. Demain, place à la montagne, terrain propice pour Guillaume Martin et Jesús Herrada.

Le Tour de France a cette incroyable faculté de surprendre quelles que soient les circonstances. Et il l'a encore démontré aujourd'hui, au fil de la plus longue étape depuis 21 ans (249,1 km). Une journée qui avait des allures de classique belge avec tous les rebondissements qui vont avec. 

Et forcément, ce scénario plaisait à Christophe Laporte. Le Varois faisait partie des costauds dans l'échappée de 29 coureurs qui a vu le jour après une longue bataille. Un peu plus tard, le sprinteur n'a pas ménagé ses efforts, lui qui était notamment à la manœuvre pour ramener les poursuivants sur les hommes de tête, à moins de 50 km de l'arrivée. À l'amorce des 50 derniers kilomètres, sur un tracé plus accidenté, Christophe, malgré son engagement, n'a pas pu suivre le rythme imposé par les hommes forts de cette échappée. 

Demain, la route va s'élever et les grimpeurs pourront enfin s'exprimer. L'arrivée au Grand-Bornand promet un sacré spectacle et Guillaume Martin, qui a reconnu l'étape il y a quelques semaines, fera tout pour s'illustrer. Le leader de la formation nordiste sera avec Jesús Herrada (2e au Mont Aigoual l'an dernier sur le Tour de France) l'une des cartes maitresse sur ce premier week-end en montagne.

A noter la bonne nouvelle du jour, Guillaume Martin est officiellement sélectionné pour défendre les couleurs de la France aux Jeux Olympiques de Tokyo en août prochain.

 

ILS ONT DIT

Guillaume MARTIN : « Il y a eu une moyenne très élevée avec une échappée fleuve et d'excellents rouleurs, dont le maillot jaune. C'était très rapide au départ et assez nerveux avec des risques de chutes. Tout le monde va être émoussé et il pourrait y avoir des défaillances à partir de demain. De mon côté, c'est mon terrain de jeu et je vais me battre de toutes mes forces. »

Christophe LAPORTE : « C’était une longue étape, c’est parti très vite et il y a un gros groupe qui est sorti avec des très bons coureurs. Ça a roulé très vite toute la journée. En arrivant dans la partie plus difficile, je me sentais pas au top de ma forme même si ça allait mais ça ne pardonne pas sur une étape comme celle-ci. J’aurais bien voulu essayé d’anticiper comme certains ont pu le faire mais je n’ai pas réussi. Je sais qu'il y aura encore des occasions de s'illustrer durant ce Tour de France. »

Thierry MARICHAL, directeur sportif : « Un bilan d’étape plutôt mitigé. On avait coché cette étape. Avec une grosse échappée, on avait Christophe devant ce qui était très bien mais dans le plan on avait prévu de mettre au moins Simon (Geschke), Ruben (Fernandez) ou Jesús (Herrada) avec car on savait que le final était assez accidenté et logiquement Christophe n’avait pas les ressources nécessaires pour accompagner les meilleurs dans le final.»