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Publié le : 21/06/2021

CHAMPIONNATS DE FRANCE 2021 Jusqu'au bout, ils n'ont rien lâché

L’équipe Cofidis n’a pas démérité au cours d’une course complètement débridée à Épinal. Victor Lafay (6e) a initié l’échappée du jour, Guillaume Martin (8e) a joué des coudes parmi les favoris alors que Rémy Rochas, Pierre-Luc Périchon et Eddy Finé se sont illustrés. De quoi faire le plein de confiance avant le Tour de France.

Une histoire de courage et de résistance. 242 km à se donner sans compter et à résister à tout, aux rebondissements en pagaille, à l’humidité prégnante puis à la pluie qui s’est abattue dans les 30 derniers kilomètres. 

Dans ce scénario où la bravoure était essentielle pour résister et croire à la victoire jusqu’au bout, les coureurs Cofidis ont été des acteurs incontournables. Victor Lafay déjà, un des premiers à attaquer et à composer l’échappée du jour. Rémy Rochas, qui a été finalement le seul coureur à revenir sur le groupe de tête et qui s’est offert le luxe d’attaquer à l’approche du dernier tour. Guillaume Martin et Pierre-Luc Périchon, qui ont répondu à une attaque de Julian Alaphilippe. 

Derrière l’incontestable champion de France, Rémi Cavagna, les coureurs Cofidis n’ont pas démérité. Victor Lafay et Guillaume Martin se hissent à des places d’honneur, respectivement 6e et 8e. Surtout, ils ont prouvé à nouveau que Cofidis faisait partie des équipes qui comptent en toutes circonstances, championnat de France y compris. De quoi offrir de belles perspectives avant l’événement de l’année, le Tour de France, qui débutera samedi prochain. 

 

LA COURSE DE COFIDIS EN BREF

Au forceps, Victor Lafay parvient à intégrer le groupe d’échappés, avec 13 autres coureurs. 

À la mi-course, l’écart se réduit (4’35’’). Victor Lafay fait toujours partie des échappés. Les 8 autres coureurs Cofidis restent bien positionnés dans le peloton. 

Alors que l’écart s’établit à moins de 3 minutes, Pierre-Luc Périchon attaque, suivi quelques kilomètres plus tard par Guillaume Martin, aidé par Eddy Finé.

Intercalé depuis 24 km, Rémy Rochas fournit un sacré effort pour rejoindre le groupe de tête. Il sera le seul coureur à avoir réussi à revenir sur l’échappée matinale

Suite à une attaque de Julian Alaphilippe, un groupe de 6 coureurs s’échappe du peloton. Guillaume Martin parvient à accrocher le wagon, bientôt rejoint par Pierre-Luc Périchon. Rapidement, l’écart se réduit à moins de 2 minutes.

Nouvelle attaque de Guillaume Martin. Le Normand s’échappe du peloton avec Valentin Madouas et Benoit Cosnefroy. Pour la 1ère fois, l’écart avec le groupe de tête passe sous la minute.

Dans un ultime effort, Victor Lafay et Guillaume Martin obtiennent de belles places d’honneur, en franchissant la ligne respectivement à la 6e et à la 8e place.

 

ILS ONT DIT

Victor LAFAY (6e) : « Je suis très satisfait de ce que j’ai fait. Au briefing, on m’avait dit d’aller dans l’échappée et je suis content d’y être parvenu et d’être rejoint par Rémy (Rochas). J’ai pu attaquer dans la dernière montée mais Rémi Cavagna était trop fort. Après le Giro, le Ventoux et Paris-Camembert, je suis heureux d’avoir retrouvé mes sensations et de finir sur une bonne note avant ma coupure. Je suis très heureux que l’équipe me fasse grandir, progresser et m’accorde toute sa confiance. »  

Guillaume MARTIN (8e) : « Je n’ai pas de regret à avoir à propos de mon résultat. En revanche, en mettant en route avec 4 minutes de retard sur les échappées, on savait que ça allait être difficile de revenir. On ne peut pas se satisfaire d’une 6e et d’une 8e place quand l’objectif était le titre. Mais je pense que nous avons fait une bonne course d’équipe. Et puis j’avais de très bonnes sensations. J’ai réussi à être présent à chaque fois dans les bons coups et ça ne peut être qu’encourageant pour la suite. »  

Rémy ROCHAS : « Collectivement, nous avons essayé de peser sur la course. Je tenais à épauler Victor dans le groupe de tête et c’est pour ça que je suis parti en contre. J’ai pu suivre les attaques jusqu’au dernier tour et j’ai même tenté ma chance à la fin. Mais il faut reconnaître que nous sommes tombés sur un grand Rémi Cavagna aujourd’hui.  »  

 

Alain DELOEUIL, directeur sportif : « Nous avons fait un championnat honorable. Certes le titre nous échappe mais nous n’avons pas à rougir. Nous pouvons regretter de ne pas avoir eu deux coureurs dans l’échappée dès qu’elle s’est formée. Rémy (Rochas) a fourni un effort extrêmement violent pour revenir et il l’a payé dans le final. Certes, nous avons eu un très bon Victor Lafay mais devant, il y avait aussi un très bon Rémi Cavagna. Guillaume Martin, lui, semble avoir retrouvé sa forme et c’est très prometteur avant le tour de France. »

Cédric VASSEUR, manager général : « Malheureusement, le résultat ne reflète pas le bon comportement de l’équipe toute la journée. Victor (Lafay) a été costaud, Rémy (Rochas) a fait un sacré numéro et Guillaume (Martin) a montré qu’il était capable de rivaliser avec Benoit Cosnefroy, David Gaudu, Julian Alaphilippe. On ne démérite pas parce que l’équipe a eu un comportement exemplaire. Mais comme souvent, c’est le meilleur qui gagne et aujourd’hui, c’était Rémi Cavagna.» 

 

EN ESPAGNE, JESÚS HERRADA SI PRÈS DU BUT

 

Il s’est battu jusqu’au bout. JESÚS HERRADA, leader de la formation Cofidis aux championnats d’Espagne, s’est incliné de peu, au sprint, derrière Omar Fraile. À 15 km de l’arrivée, c’est lui qui a porté une attaque incisive pour réduire le groupe de tête. Malgré la déception, Jesús démontre année après année qu’il fait partie des acteurs majeurs de ces championnats : 3e en 2019, il s’était imposé en 2013 et en 2017. Et l’Espagnol sera l’une des pièces maîtresses de Cofidis lors du prochain Tour de France.

Un peu plus tard, au Luxembourg, JEMPY DRUCKER a également franchi la ligne à la 2e place à l’issue d’une belle bagarre.