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Publié le : 11/09/2020

TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 13 UNE JOURNÉE DE GALÈRE SUR LA ROUTE DU TOUR

Guillaume Martin n’a pas réussi à tenir le rythme des favoris dans les dernières difficultés de la journée. Le leader de l’équipe Cofidis, avec son mental exemplaire, fera tout pour se remobiliser vite, conscient que d’autres opportunités seront à saisir d’ici l’arrivée finale dans dix jours.

Au coeur du Massif Central, il en fallait du courage pour s’accrocher à ces pentes qui s’approchaient parfois des 15% de dénivelé. Guillaume Martin avait prévenu, ce matin, qu’il s’agirait d’une des étapes les plus difficiles de ces trois semaines de compétition.
Et le Normand avait vu juste. Dans les lacets de l’avant-dernière difficulté, le col de Ceyssat, le leader de la formation Cofidis est distancé à cause du pressing impressionnant des Ineos Grenadiers. Il s’est ensuite évertué à tout donner jusqu’à l’arrivée. Il a franchi la ligne avec 2'45’’ de retard sur le maillot jaune, Primoz Roglic et figure désormais à la 12e place du général, à 3'14'' du Slovène.  
 

Place d'honneur pour Nicolas Edet 

De son côté, Nicolas Edet était parvenu à intégrer l’échappée du jour. Le Sarthois, qui avait terminé meilleur grimpeur de Paris-Nice, s’est accroché au tempo très élevé de l’ultime montée. Il termine à la 6e place d’une des étapes les plus dures depuis le début du Tour de France. Malgré la déception légitime, la formation Cofidis compte bien se remobiliser pour aborder avec un enthousiasme intact la suite de ce Tour de France.

 

ILS ONT DIT... 

Guillaume MARTIN : « C’était une journée difficile. L’avant-dernière montée m’a été fatale, le tempo était trop élevé pour moi et j’ai dû lâcher. En haut, il ne me manque pas grand-chose pour rallier le groupe maillot jaune. En étant avec eux, j’aurais pu récupérer et faire une meilleure montée finale. J’étais à la peine et à l’arrivée, j’ai déboursé pas mal de temps.

Trois minutes sur un grand tour, ce n’est pas grand-chose. Je ne vais pas abandonner le classement général d’un coup et j’aurais peut-être un peu plus d’opportunités pour viser une victoire d’étape. C’est une mauvaise journée mais il reste encore beaucoup d’opportunités. Ce soir je suis déçu pour l’équipe et pour moi mais certainement pas abattu. »

 
Nicolas EDET : « Cette journée était un peu bizarre. Il y a eu beaucoup de mouvements en début d’étape. C’était important qu’on soit représenté dans l’échappée. Dans le final, on avait beaucoup d’avance et j’ai compris que la victoire d’étape allait se jouer là. Ensuite, on est tombé sur plus fort et le surnombre des Bora et des EF a fait la différence. Mais j’ai bagarré pour la victoire d’étape quasiment jusqu’au bout. »

Cédric VASSEUR, manager général : « On s’attendait à une étape difficile avec une explication entre les favoris et on n’a pas été déçu. Aujourd’hui, il ne fallait pas connaître une ‘journée sans’ et Guillaume n’avait pas les jambes dans le final pour suivre le groupe maillot jaune. Certes, il perd sa 3e place au général mais le Tour est encore long. La hiérarchie commence à s’établir et je reste persuadé que ceux qui ont concédé du temps aujourd’hui pourront tirer leur épingle du jeu ce week-end et en troisième semaine. »  

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