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Publié le : 06/09/2020

TOUR DE FRANCE - ÉTAPE 9 GUILLAUME MARTIN, NOUVELLE LEÇON D'ABNÉGATION

Le leader de la formation Cofidis s'est accroché ce dimanche lors de l'ultime étape des Pyrénées pour conserver sa 3e place au général. Guillaume Martin a fait preuve d'un sacré courage et d'un sang-froid remarquable en ne concédant que 11 secondes sur le vainqueur du jour (Pogačar) et le nouveau maillot jaune (Roglič).

Il fallait avoir le cœur bien accroché ce dimanche en suivant cette 9e étape, la 2e et dernière dans les Pyrénées. En cause ? Le manque de visibilité, le mercure - scotché à moins de 15°C - et surtout le rythme infernal de la course. 
 

Guillaume Martin, toujours dans le tempo

 
Après les multiples tentatives d’échappées et l’envol solitaire de Marc Hirschi, les Jumbo-Visma ont imposé leur cadence dans l’ascension du col de Marie-Blanque, à nul doute l’une des ascensions les plus difficiles de ce début de Tour de France.

Guillaume Martin, qui avait bénéficié jusque-là d’un très bon travail de ses coéquipiers, s’est accroché à mesure que le peloton des leaders s'est réduit. Et puis, à 20 km de l’arrivée, les attaques ont fusé. Pogačar, Bernal, Pogačar à nouveau. Guillaume, lui, a tenu bon.
 

Une 3e place au général chèrement défendue 
 

S’il est finalement distancé d’une poignée de secondes, le leader de la formation Cofidis a fait preuve d'un sacré sang-froid en participant à la contre-attaque. Alors que Pogačar, Bernal, Roglič et Hirschi se sont disputés la victoire finale, on a aperçu au loin le groupe de coureurs menés par Guillaume.
 
Le Normand a donc résisté jusqu’au bout et sur le plan comptable, c’est une réussite. Il concède seulement 11 secondes au vainqueur de l'étape, Pogačar. Au classement général, le Français reste 3e, à 28 secondes du nouveau maillot jaune, Primož Roglič.

Martin est le seul coureur à avoir vu sa position inchangée dans le « top 10 » ce week-end. Désormais, place à une journée de récupération bien méritée. Pour les fans de Guillaume Martin, il faudra aussi se reposer pour continuer à avoir le cœur bien accroché quinze jours de plus.

LA RÉACTION À CHAUD de GUILLAUME MARTIN

« Le bilan est très positif, d'autant que je n’ai pas la prétention de me battre pour gagner le Tour de France. Ça a roulé très vite toute la journée et j’ai été vigilant dans l’allure. En haut du col de Marie-Blanque, il ne m’a pas manqué grand-chose pour basculer avec les meilleurs.  Terminer à seulement 11 secondes derrière des coureurs de cette classe-là, avec leurs références, c’est une très belle performance.

Le Tour est loin d’être fini. Pour l’instant, c’est réussi pour ma part et la dynamique est très bonne. Il faudra encore s’accrocher ces deux semaines, beaucoup de choses peuvent encore se passer et on a vu qu’il n’y avait pas de journée facile. On va d’abord se reposer, faire le bilan à froid et puis aborder la prochaine semaine avec autant d’envie et de motivation. »  

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