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Publié le : 26/07/2019

Ils ont résisté au chaos

Dans une journée encore très éprouvante, neutralisée au sommet de l'Iseran, les coureurs Cofidis n’ont pas démérité à l’image de Jesus Herrada, longtemps en tête de course, de Pierre-Luc Périchon, et Anthony Pérez qui ont attaqué à plusieurs reprises en début d’étape. Il ne reste plus qu’une journée dans les Alpes avant l’arrivée à Paris.

Ils ont pris l'habitude de tout donner et la répétition des efforts n'y change rien. Cette 19e étape entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes, la 2e dans les Alpes, a encore offert un cocktail explosif : plusieurs ascensions, le point culminant du Tour (l'Izeran, à 2 764 mètres), des températures étouffantes pour débuter puis des orages au coeur de l'après-midi.

Jesus Herrada à l'offensive  

Fidèles à leurs habitudes depuis le début de la Grande Boucle, les coureurs Cofidis se sont montrés offensifs dès le départ. Après 8 km parcourus, Jesus Herrada s’est ainsi échappé avec Vincenzo Nibali, Dan Martin et Pello Bilbao pour aborder la première difficulté de la journée. Pierre-Luc Périchon et Anthony Pérez ont également tenté leur chance. Jesus Herrada, lui, poursuit avec le groupe de tête jusque dans les premiers contreforts de l’Iseran. Une façon pour l’Espagnol de hisser haut les couleurs de Cofidis alors qu’il célèbre aujourd’hui son 29e anniversaire.


L’ensemble de l’équipe s’est ensuite évertué à résister au tempo élevé du groupe maillot jaune et aux durcissements des conditions météorologiques. La direction de course a ensuite pris la décision de neutraliser l'étape au sommet du col de l'Iseran. À l’issue de cette étape aussi dantesque qu'épuisante, dû à des conditions de course devenues impraticables, être à l’arrivée est déjà en soit une performance. Avant d'entrevoir l'arrivée sur les Champs-Elysées, il reste une dernière journée qui s'annonce autant spectaculaire qu'éprouvante. 
 

LES RÉACTIONS

Pierre-Luc PÉRICHON : « On est tous un peu surpris, abasourdis après cette journée. J’ai appris dans l’oreillette que l’étape était neutralisée. C’était un peu la cohue en haut de l’Iseran. Les coureurs et le cortège de la course avaient l’information mais le public, lui, n’était pas au courant. Les gens étaient en transe sans savoir que ça avait été neutralisé. C’était vraiment une journée spéciale entre l’abandon de Thibaut, les cassures, certains favoris qui se sont fait piéger… Demain, il reste encore une belle étape. On a vu qu’on n’est jamais à l’abri d’une défaillance donc il faut être très vigilant. Nous allons encore faire l’étape de demain à fond ! »
 
Stéphane ROSSETTO : « À partir du moment où la route était impraticable, je pense que c’était une sage décision de neutraliser la course. C’est dommage pour le Tour de France, le scénario, la station de Tignes et tous les gens qui sont venus nous encourager. Il ne faut pas oublier qu’on reste dépendant des conditions, surtout en montagne. La montagne, c’est toujours elle qui décide, comme la mer." 
 
Julien SIMON : « On savait que ça allait être la guerre aujourd’hui. C’était intense dès le départ. Quand on a vu Pinot à la dérive, c’était très dur… À quelques kilomètres du sommet de l’Iseran, un commissaire est venu nous indiquer que c’était neutralisé. C’est la première fois que je vois ça sur le Tour ! Les organisateurs n’avaient pas le choix. Après, on est forcément déçu qu’un Français perde le maillot jaune. Mais il y aura encore de la bagarre demain ! »
 
Cédric VASSEUR, manager : « Nous avons assisté à une situation assez inédite sur les routes du Tour de France. On s’attendait à de la pluie mais pas forcément à ce type de conditions qui étaient devenues impraticables pour les coureurs. Je crois qu’ASO a pris très rapidement la bonne décision et il est important de les en remercier. C’est l’intégrité et la santé des coureurs qui étaient en jeu. Nous avons eu la chance d’être bien organisés et de pouvoir permettre à toute l’équipe de rallier l’arrivée en voiture. On aurait préféré faire la montée de Tignes à vélo, d’autant que Jesus (Herrada) réalisait jusque-là une belle étape. Mais on doit avant tout s’estimer heureux que tous les coureurs et les gens de la caravane soient arrivés sain et sauf à Tignes. Désormais, place aux deux dernières étapes où nous voulons encore être protagonistes !" 

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