Publié le : 26/07/2026
Pour conclure cette édition 2026 du Tour de France, les coureurs avaient rendez-vous entre Thoiry et les Champs-Élysées pour une ultime étape de seulement 88,7 kilomètres. Un format raccourci et explosif qui a offert une course nerveuse jusqu’au dernier kilomètre.
Après le traditionnel défilé sur les pavés, les attaques se sont multipliées. Benjamin Thomas a été l'un des premiers à passer à l'offensive. Au fil des passages dans la butte Montmartre, le rythme s'est encore accéléré et les offensives se sont succédé, rendant la course particulièrement spectaculaire.
Malgré les nombreuses tentatives du peloton pour revenir, Mathieu Van der Poel est parvenu à résister jusqu'au bout pour s'imposer en solitaire sur les Champs-Élysées. Derrière lui, le sprint du groupe du peloton a permis à Milan Fretin de décrocher une belle 9ᵉ place, venant récompenser le travail collectif de l'équipe dans cette dernière journée.
Ainsi s'achève un Tour de France 2026 marqué par l'offensive permanente de Cofidis. Jour après jour, les coureurs de l'équipe se sont illustrés à l'avant de la course, multipliant les échappées et les initiatives. Une philosophie de course fidèle à l'ADN de l'équipe, qui aura animé cette Grande Boucle jusqu'à son ultime kilomètre sur les Champs-Élysées.
La réaction :
Raphaël Jeune, manager général : "Le bilan est satisfaisant puisque nous terminons à 8 coureurs. Il n'y a que 8 équipes sur ce Tour qui terminent à 8 coureurs. Ça fait très longtemps que Cofidis n'avait pas terminé à 8 coureurs, 5 ans je crois. Évidemment qu'on pouvait repartir avec d'autres ambitions encore plus hautes, c'est-à-dire de gagner une étape comme toutes les équipes mais on fait 5 top 10 avec Milan Fretin.
Je pense que Cofidis a montré un nouveau visage avec un lead-out très solide. On voit que Milan a la gagne dans les jambes parce que quand on fait 4e et 5e d'une étape, c'est qu'on n'est vraiment pas loin de gagner. Celle de Nevers où il fait 4e en anticipant un tout petit peu, je pense qu'il peut faire podium. Et puis celle de Chalon où il fait 5e, là il a osé un peu trop tôt. Mais c'est de l'apprentissage. C'est son premier Tour de France. Donc repartir avec 5 top 10, je pense que le bilan est satisfaisant.
Pour sortir un peu du sprint, il y a eu aussi de la présence dans les échappées. On a vu que jeudi dernier, Hugo Page était présent dans la grosse échappée. Il fait 12e, là aussi un petit manque d'expérience de jouer à ce niveau-là à la gagne, peut-être un peu trop d'efforts superflus. Et je pense que sans ces efforts, il aurait pu faire un top 10. Après, on a vu Ion Izagirre omniprésent dans les étapes de semi-montagne, voire montagneuse. C'était son dernier Tour de France, il était motivé comme un cadet.
Il n'y a que 9 équipes qui ont gagné sur le Tour de France sur 23. Dans les 9 équipes, c'est quasiment des mecs qui sont tout le temps dans les 20 meilleurs mondiaux. Donc c'est très difficile et de plus en plus difficile de gagner sur le Tour. Mais on construit un projet step-by-step. On a montré qu'au sprint, encore une fois, on était autour de Milan avec un vrai train. Donc on va s'atteler à travailler encore plus dur pour revenir encore plus fort.
Je n’ai aucun regret sur cette édition. Ca fait très longtemps qu'on n'a pas vu une équipe française avec un lead-out aussi soudé que l'équipe Cofidis. On le voit encore sur cette dernière étape sur les Champs-Elysées. À 500 mètres de l'arrivée, on a encore trois Cofidis qui tirent le peloton. Je ne sais pas si dans l'histoire de l'équipe Cofidis, on a déjà vu ça. Je pense que dans les premiers sprints du début du Tour, personne ne nous attendait à ce niveau-là pour prendre le lead dans les sprints.
On doit travailler sur ça et sur d’autres secteurs. Celui des grimpeurs par exemple. Et celui des puncheurs aussi. Ion arrête en fin d’année, donc voilà, ce sont des sujets sur lesquels on s'attèle dès maintenant."