Publié le : 02/06/2026
À chacun sa réalité. La semaine dernière, l’équipe paracycliste multipliait les podiums et les titres aux championnats de France. L’équipe féminine accumulait les places d’honneur au Bretagne Ladies Tour et une partie de la formation masculine s’employait aux Boucles de la Mayenne où Clément Izquierdo a pris la 5e place au général. Leur point commun, au-delà du maillot identique ? Le désir de tenter, de tout donner, de batailler et d’y croire sans relâche. Et ceux qui peaufinent leur préparation en stage s’y préparent avec la même détermination… Bonne lecture et bonne semaine !
Au cœur du stage en Sierra Nevada
Depuis le 18 mai dernier et pendant trois semaines, neuf coureurs répètent leurs gammes dans le calme de la Sierra Nevada, une chaîne de montagnes au sud de l’Espagne. Un stage précieux en matière de préparation physique, mentale mais aussi pour peaufiner la cohésion d’équipe. Explications.
La semaine dernière, au cœur de l’épisode de canicule, monter jusqu’en Sierra Nevada offrait un surplus de fraîcheur bienvenue. Dans la quiétude de cette station de ski, le mercure chute et la neige est visible au sommet. En revanche, le soleil est éclatant au-dessus des routes dégagées, l’idéal pour enchaîner les entraînements. C’est là que neuf coureurs Cofidis ont posé leurs bagages depuis le 18 mai dernier et jusqu’au 5 juin prochain.
« Ce type de stage permet d’être meilleurs »
Le contingent de Cofidis est divisé en deux. Ion Izagirre, Alex Aranburu, Sylvain Moniquet, Hugo Page, Stanislaw Aniolkovski résident dans des appartements au cœur de la station alors que Milan Fretin, Piet Allegaert, Alex Kirsch et Jenthe Biermans sont installés dans un hôtel plus proche de la vallée. Les deux groupes se retrouvent au quotidien pour des séances d’entraînements avec un travail spécifique pour les grimpeurs et les sprinteurs. Tous bénéficient également d’une salle avec des équipements dernier cri afin de parfaire leurs conditions physiques.
«
Tous les coureurs présents ont disputé une première partie de saison et ont pu effectuer une coupure, rappelle Mattia Machulesi, responsable de la performance.
Avant les courses importantes qui nous attendent – Tour d’Auvergne-Rhône-Alpes, Tour de Belgique et bien sûr le Tour de France -, c’est vraiment intéressant de suivre un programme d’entraînements spécifiques». L’entraîneur italien est catégorique : «
ce type de stage leur permet d’être meilleurs».
Un staff mobilisé au quotidien à leurs côtés
Il faut plus de deux semaines en altitude afin que les bénéfices se fassent sentir sur les organismes. «
On constate de réels progrès en matière physiologique», précise Mattia. Pour obtenir le plus de bénéfices, l’équipe met en place toute une structure qui leur permet de se consacrer pleinement à la performance. Les entraîneurs de l’équipe supervisent les sorties, deux mécaniciens (Nicolas Daniel et Mickael Mainguenaud) sont mobilisés tout comme trois assistants (Lucia Rojas Mejia, Raul Mattias et Frédéric Bourdon). De plus, les coureurs peuvent échanger au quotidien avec Soline Lamboley, préparatrice mentale qui travaille à plein temps pour l’équipe.
«
La présence de Soline est importante puisque nous ne voulons pas seulement qu’ils soient bien entraînés mais prêts pour les échéances à venir, insiste Mattia.
L’idée, c’est de travailler la cohésion d’équipe, de fédérer autour de nos objectifs communs» Derrière les sourires et la bonne humeur, les coureurs savent qu’ils sont tous en mission. Et que la répétition des entraînements et les efforts consentis porteront leurs fruits dès qu’ils reprendront la compétition.